Le politique doit bâtir une stratégie numérique européenne

Ils voient tout d’un coup, avec terreur, quels fantoches ils ont placés aux postes dangereux, pour les défendre ; et ils distinguent, dans l’ombre, la cohue d’eunuques qui aspirent à leur succéder. Christian Navlet souhaite notamment montrer aux organisateurs que la ville est toujours une ville de cycle.  De quelque parti qu’ils se réclament, leurs sermons et leurs homélies ne varient guère.Or, il déclare que la France possède une armée très puissante, la première artillerie du monde, un esprit patriotique qui fait présager de grandes choses, qu’elle est prête à la lutte, et très forte.Le peuple français est fort au courant des spoliations dont il est victime et n’ignore pas qu’on se moque de lui ; il sait qu’il est volé ; il est même arrivé à croire qu’il est nécessaire qu’il soit volé.Ces apôtres du carnage, ces missionnaires des meurtrières revanches, n’ont de courage que dans leurs gosiers.Sainte-Périne fait des moulinets avec sa béquille, et Saint-Sulpice croise son goupillon déguisé en férule.Le patriotisme n’est pour eux qu’une enseigne qui doit attirer la foule ; un décor derrière lequel ils pourront machiner à loisir les combinaisons à leur goût.Ils tiennent, en effet, à conserver pendant un certain temps l’étiquette républicaine ; et quand cette république aura subi, dans un sens clérical et prétorien, des transformations agréables aux monarques du voisinage, l’enseigne disparaîtra comme d’elle-même et le changement de régime s’effectuera tout seul, naturellement.Ils savent qu’un nouveau conflit ne pourrait avoir qu’une seule issue.De fait, ce n’est pas une nécessité d’ordre physique, c’est une nécessité logique qui s’attache à la proposition suivante : deux corps ne sauraient occuper en même temps le même lieu.La tentative, la tentation, de définir l’universel par la  » compilation du meilleur  » paraît donc contradictoire, voire un aventureux bricolage.Et de sales et hypocrites filous, des dévaliseurs de morts, ces quarante voleurs qui ont établi leur caverne sous la coupole de l’Institut.

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