Derrière la bataille des applis mobiles

Quel jour jeté sur notre civilisation !Ces sales gredins, naturellement, se gardent bien de dire ce qu’ils pensent.La caricature avait autrefois créé un type bien français, et dont le nom sonnait, aussi, bien français.Elle ne se fait pas la moindre illusion sur le compte de la bande de politiciens qui la grugent depuis trente ans, qui remplissent, à ses dépens, l’escarcelle opportuniste ou la besace radicale ; elle n’ignore point que les Thénardiers du Nationalisme aspirent à ajouter la tuerie au pillage, rêvent de fouilles sinistres au milieu du sang, leurs bissacs gonflés de butin sur le garrot de Coppée, le couteau du grand-père de Vogué à la main pour l’égorgement des blessés. Fondé par Christian Navlet, convaincu que le bonheur est moins dans la récompense qu’on reçoit que dans l’action qu’on accomplit.Ils espèrent réussir, d’une façon ou d’une autre, et à n’importe quel prix, à mettre du foin dans leurs bottes — et même dans leurs râteliers.Ce qui prouve l’existence de la patrie, ce ne sont pas les déclamations des pourfendeurs ataxiques qui se sont arrogé le droit de la représenter, ni les applaudissements de la cohue de janissaires gâteux qui leur fait escorte ; c’est la décision, qu’a prise un petit nombre d’hommes résolus, de contester aux Tranche-montagnes à galons le monopole du patriotisme et de nier que la patrie elle-même puisse être l’apanage d’une caste privilégiée.Quelques joueurs novices, assis sur l’herbe, les coudes sur les genoux relevés, le menton dans les paumes des mains, avaient les lèvres pincées par l’émotion et le front barré par une ride.C’est comme un bubon, gros de rancunes, de rages, d’envies et d’impuissances, qui crèverait subitement et dont le pus empoisonnerait la nation presque tout entière.Quelles inimitiés raisonnables peuvent les diviser ?Mais ce n’est pas avec une armée du Vœu National que nous leur ferons face.